Organisation au travail et digital : quelles relations ?

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Début juin a eu lieu une nouvelle édition du forum stratégie digitale qui a été couplé au forum management pour une édition. Cette soirée fut l’occasion d’aborder les liens entre l’organisation du travail et le digital.

« Le digital bouleverse nos organisations, petites ou grandes, privées ou publiques. Celles qui réussissent sont celles qui ont su prendre en main ces transformations et les piloter. 
Comment le digital transforme et inspire ces organisations dans leurs pratiques de management, à la fois par les outils qu’il amène, les relations qu’il permet mais aussi les méthodes de travail qu’il utilise ? »

Pour Naomis, les liens entre l’organisation du travail et le digital c’est fait dans un contexte de digitalisation de la société, avec une volonté de rendre plus accessible un certain nombre de solutions. Naomis a donc entamé un processus de transformation avec pour objectif de rendre la structure agile, collaborative et plus innovante. Souhaiter plus de flexibilité, nécessite d’accepter l’hétérogénéité et la multitude des outils tout en surveillant le cadre et le coût. L’entreprise a pris la décision de laisser les collaborateurs libre de choisir leur matériel (CYOD) et d’être force de proposition pour des logiciels et/ou usages.

Les résultats se sont vite fait ressentir : une prise d’initiative et d’autonomie de la part des collaborateurs, ainsi qu’une reconnaissance et une valorisation de leur travail. Le travail collaboratif et la mobilité se sont développés. L’intégration des « digital native » a été également beaucoup plus facile.

Attention tout de même à ce que cette autonomie et indépendance ne se transforme pas en individualisme.

Pour Naomis, la transformation digitale est un des rouages qui permet à l’entreprise d’évoluer vers une structure agile, suscitant l’implication et la motivation des collaborateurs, ainsi que de se différencier auprès des clients.

 

Pour IBP (Informatique Banque Populaire), l’organisation du travail et le digital se sont retrouvés lié suite à une volonté de renouer le lien social entre les différents collaborateurs de l’entreprise. Ils ont choisi de mettre en place un réseau social d’entreprise ainsi qu’un wiki. Le premier pour permettre le partage d’expérience, d’obtenir de l’aide, de décloisonner et de réduire les emails, le deuxième pour rendre le savoir rapidement accessible, avoir accès aux synthèses mais aussi aux détails et enfin d’identifier rapidement un sachant pour le contacter.

Le RSE fut porté par les équipes dans un premier temps malgré un non engagement des décideurs. Un an après, le réseau a fait ses preuves auprès de ces derniers qui ne peuvent plus se passer de cet outil après autant de motivation et de justifications (projets, vidéos informatives…)

Le wiki quand a lui a rencontré plusieurs freins et a été confronté à plusieurs peurs : Quel ROI pour ce type d’outil ? « Si je publie mon savoir, que me reste-il ensuite ? », actes de malveillance, publication d’informations confidentielles. Peurs qui ont été encadrées petit à petit par de la sensibilisation, de la pédagogie et une forte implication d’un animateur.

Pour ce qui est du déploiement, le wiki n’aura pris que 3 mois contrairement au RSE qui a mis environ 10 mois avant d’être déployer totalement. Cependant dans ce genre de projet, le plus important et la clé du succès, c’est l’animation. Une communauté ne vit que si elle est animée en continu avec des contenus répondants aux problématiques métiers. Il faut cependant être attentif aux usages et avoir un community manager qui veille, gère les pages et la sécurité des données.

Le dernier retour d’expérience était celui du CNAM. Quelle que soit le zone dans laquelle nous vivons, la société évolue, ainsi que les usages, l’accès à la culture et aux outils… Le CNAM s’est donc posé la question suivante : quels impacts ont ses évolutions sur la formation ? Cette formation que l’on voudrait digitale, souple, accessible, mobile, efficace… Comment la rendre plus collaborative, interactives, motivantes, participatives et apprenantes ?

Le CNAM a opté pour la création de communautés virtuelles (réseau social) qui forment des « promotions » d’élèves. L’objectif : créer des liens et un sentiment d’appartenance entre les apprenants qui favorisent l’implication, les échanges et la rapidité pour obtenir des informations.

 

Rendez-vous en novembre 2016 pour un autre forum stratégie digitale !

 

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